mercredi 27 février 2013

La question suave du jour : doit-on avoir peur des kaïjus ?





















Afin de balayer les interrogations qui pourraient vous assaillir : définissons le mot du jour. Un kaïju est une créature gigantesque, parfois naturellement grande, parfois anormalement volumineuse en raison d'une exposition à des radiations nucléaires, et parfois venant de l'espace ce qui explique qu'elle soit différente. Un monstre donc, dont l'activité principale consiste à détruire les villes et semer le chaos. 

Nés dans les années 50 au Japon, les kaïjus sont d'une certaine façon la suite logique d'Hiroshima : ils prouvent que tripatouiller l'atome mène rarement à des choses positives. Les Kaïjus ne sont pas fondamentalement méchants, ils n'ont pas la même vision du monde que nous. Et s'ils attaquent, c'est que généralement, on les a dérangé. 





















Si tout le monde connait Godzilla, sorte de lézard paisible qui s'attaqua aux hommes, c'est officiel depuis 1998, parce que Jean Reno le dérangea en faisant des essais nucléaires dans le Pacifique, le monde des kaïjus est assez diversifié et permet de changer quelque peu la vision que l'on a parfois de la faune. 

On y trouve en effet :

- une mite aux pouvoirs télépathiques : 














- une écrevisse qui ne craint pas l'air :


















- une tortue qui peut voler même si cela ne se voit pas :


















- un rhinocéros possédant la fonction bipède :





















- un poulet qui crache du feu :





















- et des races plus rares : des varans amphibies, des dragons à trois têtes, des ptérodactyles...
























Nous allons nous répéter mais il n'y a à priori aucune raison d'avoir peur d'un kaïju, qui vit paisiblement sur Mars ou sous la croûte terrestre et qui n'attaque que s'il se sent en danger. 

Voilà pourquoi nous ne parvenons pas à comprendre comment on peut encore, en 2013, avoir l'idée saugrenue d'aller lancer des bombes dans des fosses sous-marines. 



Il nous faudra attendre le 17 juillet pour avoir la confirmation que l'homme n'apprend rien de ses erreurs et qu'un crabe en colère ne peut être arrêté.

Vous devrez attendre quelques semaines supplémentaires pour gagner 90mn, c'est une moyenne en en lisant le résumé et même la fin dans un numéro de "Soyons-Suave weekend".

C'est déjà ça ? Oui, c'est vrai, c'est déjà ça ! 

6 commentaires:

Jérôme (moins anonyme) a dit…

Kawaï!

Anonyme a dit…

dans le cinéma américain, ces monstres représentent la sexualité déviante refoulée, et à la fin tout rentre dans l'ordre : le héros a sauvé la ménagère, les hommes sont rassurés sur leur hétérosexualité et les midinettes vont pouvoir se mettre à pondre ... de nouveaux déviants sexuels

soyons-suave a dit…

Mais c'est horrible. Souhaitons donc tous une victoire des kaïjus.

Monsieur Muire a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Monsieur Muire a dit…

L'écrevisse qui ne craint pas l'air, c'est イビラ "IBIRA", un 凶悪怪獣 (Kyōaku [na] kaijū) "monstre odieux"
Quant à la tortue qui peut voler même si cela ne se voit pas, il s'agit de 大怪獣カメラ (Dai kaijū kamera) "Film (de) très grand monstre")
Kaijuu, vous l'aurez donc noté, s'écrivant tout simplement 怪獣 en japonais.
M. Muire se permet juste d'insister sur le fait qu'il s'agit là de kaijuu ou kaijū, avec un uu (ū) final long, paske sinon, kaiju (avec un seul u à la fin), ça s'écrit 槐樹, qui signifie "formation rocheuse", ce qui nous éloigne quelque peu de notre sujet.
Pardonnez cette apparente pédanterie, mais je vous sais assez attaché, cher M. Suave, à la crédibilité de votre ブログ (burogu, "blog"), pour ne m'en tenir rigueur pour mes pinailleries philologiques.
Bien à vous

soyons-suave a dit…

Comme à chaque fois monsieur Muire, nous attendons avec fébrilité vos précisions :)